Le chiffre du jour...

Publié le par Thulemin

La Birmanie...

1 enfant sur 10 n'atteint pas les 5 ans





            Le monde compte 300 000 enfants soldats. La Birmanie en rassemble à elle seule 70 000, soit presque le quart du total mondial. 24% des enfants soldats sont birmans. Un seul pays... alors qu'on n'a tous que l'Afrique en tête.

Crédit : Pornchai KITTIWONGSAKUL pour l'AFP


            Voici deux extraits du Point. A méditer, à diffuser, et à ne pas oublier.

"Quand un soldat de la Tatmadaw enrôle une jeune recrue (âgée de 9 à 11 ans), il reçoit une récompense : le plus souvent, 20 dollars US et 150 kg de riz, de quoi nourrir sa famille pendant six mois."

"Aujourd’hui, Ming a 17 ans. Et une vie brisée, même s’il a réussi, par miracle, à s’enfuir de l’armée il y a cinq mois. Il vit caché dans une famille, quelque part au nord de la Thaïlande. En attente d’un pays d’accueil... Il raconte six années d’horreur:
     « J’ai été recruté de force à 11 ans, sur le quai d’une gare. Les soldats de l’armée birmane m’ont menacé de me frapper et de s’en prendre à ma famille si je ne les suivais pas. J’ai été embarqué dans un camion jusqu’à la base militaire. Après un an de travaux à la base, je suis parti six mois en camp d’entraînement à Mingaladon, près de Rangoon. J’avais 12 ans. On nous a d’abord montré comment saluer et se tenir en présence d’un officier. Ensuite, on nous a appris à poser et à désamorcer des mines terrestres, à démonter et réparer des mortiers de 60 mm, à tirer avec précision jusqu’à 90 m...
      Nous étions brimés par les sous-officiers. Ils mettaient du sable dans notre riz alors que nous n’avions que ça à manger ! Le week-end, on s’échinait à couper du bois et à fendre des bambous pour leur domicile personnel. S’ils n’étaient pas satisfaits, ils nous frappaient à coups de bambous et de fer. Et nous attachaient en plein soleil. Beaucoup d’enfants ont eu les mains ou les jambes brisées pendant l’entraînement. Mon ami Shan en est mort. Il n‘est pas le seul... .
».
      Durant six années de combat, Ming a été contraint aux pires exactions. Et envers les siens, les Karens. « La junte voue une haine féroce aux Karens qu’ils surnomment les Teignes. Alors que je suis Karen, on m’a obligé à tuer et à violer des femmes de mon sang ! » Les officiers nous demandaient : « Pourquoi est-ce que vous ne recrutez pas ces paysans karens ? C’est votre belle-famille ou pas ? » Mon refus m’a valu une trentaine de coups de barre de fer dans le dos par l’adjudant Han Tun."




On dit que la musique adoucit les moeurs... Tant qu'elle n'adoucit pas le message !


Jane Birkin - Aung San Suu Kyi

Publié dans Myanmar

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