La police des moines en Thailande

Publié le par Thulemin


Vidéo parue sur France24 et publiée sur le site du Figaro : la police des moines.


             Au vu de l'article de hier, vous aurez deviné que l'habit ne fait pas le moine (ou le novice). Autant certains font tout cela discrètement (Chhunny), autant certains novices vont plus dans l'extrême (Zak, Oudone, Thong...). Mais il y a aussi ceux qui profitent de leur situation de moines, au lieu de juste enfreindre les règles pour profiter un peu des affres de l'adolescence.

             On parlera par exemple du haut prêtre de la mouvance Thammaka, qui a été arrêté pour détournement de fonds lors de la construction de l'immense temple. Ou de ces maîtres arrêtés et jugés pour s'être rempli les poches de l'argent des fidèles. Vol, prostitution, drogues... les moines ne sont pas à l'abri des pièges de notre société. Après tout, beaucoup d'entre eux sont devenus par moine par fatalité (pauvreté) plus que par conviction.
            
              Mois grave mais tout aussi biaisés, il y a ceux qui professent une cause et la détournent légèrement. L'exemple ici sera Phra Saneh, le fondateur du Monk Chat à Wat Suan Dok. Il est né à Mae Sai, à la frontière birmane, et appartient à l'ethnie des Tai Yai. En tant que moine influent et respecté, il a créé la Fondation pour l'Education et le Bouddhisme dans la Région du Mékong.
              Etonnant alors que le Laos et le Cambodge ne profitent pas des subventions et que les seules communautés qui les recoivent soient les villages Tai Yai à la frontière et en Birmanie. Là, la situation est biaisée, en faveur d'une communauté. Le moine ne fait pas de mal mais ne fait pas tout le bien qu'il pourrait.
                En même temps, je ne vais pas me plaindre, vu mon attachement à la population Tai Yai. Mais un peu d'honnêteté dans l'intitulé de la fondation n'aurait pas fait de mal. Car maintenant, les élèves moines du Laos et du Cambodge se sentent floués et critiquent Phra Saneh sur son biais. Ca ne fait jamais de bien de voir son pays délaissés.

                 Mais derrière ces moines du devant de la scène, il ne faut pas oublier ceux qu'on ne voit pas. Ceux qui vivent dans les forêts et méditent toute la journée. Ceux qui, encore novice, se donnent à fond dans leurs études et se forcent à respecter les dures règles de la vie monacale (Hourra pour Than de Luang Prabang). Au final, ils sont tous humains et font ce qu'ils peuvent...
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