Histoire de superstitions et de chance

Publié le par Thulemin

L'année dernière

           A Phnom Penh, Phra Chhunny m'a donné un bracelet de fil blanc. Ce sont les fils qui servent lors des cérémonies et ces bracelets sont sensés protéger le propriétaire. Phra Chhunny me l'attache autour du poignet.
           Le lendemain, mon téléphone arrête de marcher.
           Le jour suivant, mon appareil photo commence à me demander l'heure à chaque fois que je l'allume.
           Je perds mes deux sandales dans une allée boueuse en poussant mon vélo en cherchant la décharge.
           De retour à Chiang Mai, j'apprends que Wat Suan Dok n'a rien organisé pour les cours de Français.

           Deux mois plus tard, je coupe le bracelet.




Vendredi 26 Juin

            Je range ma chambre et trouve un long bout de fil, venant d'une cérémonie à Wat Suan Dok l'année dernière. Je m'en fais un bracelet et c'est plutôt joli.

            Ce week-end là, impossible de travailler.
            Le lundi suivant, je perds mon visa, mes étudiants sont anti-participatifs au possible, j'oublie mes polycop avant d'aller en cours et dois courir les récupérer, je m'ouvre le pied sur la béquille de la moto et c'était une super mauvaise journée.

             Le mardi, je jette un regard noir à mon "bracelet porte-bonheur" et le coupe.

            Le mercredi.... Inondation de bonnes nouvelles et de chance. Coincidence ?


- En arrivant à Udon Thani, je choppe in extremis le bus pour la frontière. A 5min, je le loupais et devais attendre 1h


- Entre Udon et Nong Khai, le bus s'arrête, la police monte. Ils contrôlent les passeports et cartes d'identité. S'ils voient que je suis en overstay, ils peuvent me demander de descendre et m'amener à la station. Selon la loi, je risque de la prison et une amende.
  L'overstay, c'est okay seulement si on arrive à la frontière sans s'être fait avoir avant... La boule au ventre, j'ouvre mon passeport à l'avance, sur la page de renseignement + photo, et le tend tel quel au policier. Il y jette un coup d'oeil et, contrairement à mes voisins, ne regarde pas le visa. Ouuuuuuuf !


- A la frontière Thaï, la dame oublie de me faire payer l'amende de 30€ pour dépassement de visa


- En traversant le Mékong, je rencontre des Thaïs dans le bus navette. Pendant que je fais mon visa sans me douter de rien, ils m'attendent de l'autre côté de la frontière Laotienne.
  Monsieur est en fait le doyen de la fac d'agriculture de l'université de Khon Kaen. Lui et ses amis vont m'amener directement à l'ambassade Thaï à Vientiane. J'économise plein de temps et d'argent, plus je fais un peu de networking.


- A l'ambassade, le monsieur me dit que, oui, mes 2 lettres suffisent à faire un visa Non-Immigrant. Ironiquement, c'était les lettres qui devaient servir à faire mon extension de visa le lundi précédent. Et Khun Krit, le spécialiste, m'avait dit que ça ne serait pas suffisant pour un non-immigrant. J'avais décidé de tenter quand même :)


- Les Laos me rendent tout le temps trop de monnaie quand je paye en baht et qu'ils me rendent en kip. J'ai beau leur dire, ils ne m'écoutent pas...


- En sortant de l'ambassade le lendemain, je rencontre un américain que je n'arrête pas de croiser. On se partage le tuk-tuk jusqu'à la frontière.


- A la frontière, l'agent d'immigration ne voit pas que l'amende d'overstay n'a pas été payée. Et pourtant il a pas mal scruté mon passeport parce qu'il ne comprenait pas que j'ai un nouveau visa alors que l'autre allait normalement jusqu'à août.


- Arrivé à Nong Khai, je choppe le bus pour Udon Thani. A 5min près, je le loupais.


- Le vendredi suivant, mes étudiants ont tous été chouettes. Pandi a été adorable et m'a encouragé à chaque fois qu'elle me voyait. Un prof confirmé m'a donné ses polycopiés pour que je n'ai pas à préparer mes cours 203. J'ai découvert que j'aimais le café (enfin, les cappucinos). Et tout le monde a été gentil avec moi, même les inconnus.



            Conclusion ? Plus jamais de bracelet blanc !

Publié dans Laos

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