Mes réflexions, philosophies, bilans, plans pour le futur -- /!\ LONG POST (obligatoire pour la famille :p)

Publié le par Thulemin

        En Anglais, ils appellent ça « the corner crisis ». La crise du coin. En France, on a la crise de la trentaine, de la cinquantaine… mais une crise du quart de siècle ? On n’en entend pas beaucoup parler. Pourtant, on ne doit pas être si différents des anglophones, ça doit bien exister chez nous autres aussi.


         Est-ce que je souffre de la « corner crisis » ? Je ne crois pas. Ca ne mérite pas le nom de crise. Ce serait plutôt…  je ne sais pas… le tremplin du coin ? L’envolée ?  L’impulsion ? Ce n’est pas une crise, puisqu’il n’y a rien de négatif dans l’enthousiasme et l’énergie qui bouillonnent à l’intérieur de moi depuis mardi dernier.


          Oui, j’ai eu un moment de doute la semaine dernière. Un moment où je me suis dit, woh, je vais être adulte. Je ne sais pas pourquoi j’ai associé les « 25 ans » à l’âge adulte. Probablement parce que je vois la vie en 4 quarts de siècle… La jeunesse, l’âge adulte, la transition et la vieillesse. C’est comme si je changeais de catégorie.


        Ce n’est peut-être qu’une étiquette. Mais, curieusement, c’est une étiquette tellement positive qu’elle m’a comme donné de la puissance. Aux gens qui me disaient « alors, tu deviens vieille ? », j’ai répondu en rigolant que oui.

 


          Je me rappelle quand j’ai eu 24 ans. Pendant 2 mois, quand on me demandait mon âge, j’ai continué à dire 23 ans sans réfléchir, inconsciemment. Comme si j’oubliais à chaque fois que j’étais passé à l’âge supérieur. J’avais interprété cela comme « mince, mon cerveau ne veut pas accepter que j’ai vieilli. » Comme si mon inconscient m’avait étiquetée « vieille ». Mais, rétrospectivement, c’était aussi autre chose. Les 24 ans, je pense, symbolisait la dernière année de ma « jeunesse » (cf. les 4 étapes au-dessus) et j’étais réticente à la quitter.


        La dernière année de cette étape était une fermeture, une conclusion. Je ne voulais pas le voir.


      Cette année, c’est une ouverture. Une introduction au futur et aux 25 prochaines années qui s’en viennent. Et c’est super excitant !

 


     Je sais que c’est symbolique et arbitraire. Mais qu’importe, si le sentiment que ça éveille en moi est une poussée d’énergie et de motivation. « Etre adulte », curieusement, s’est imposé à moi avec quelques notions. Le pouvoir et la liberté d’action. La responsabilité positive que ça entraîne. Je suis libre de ma vie, libre d’agir et de créer du positif, et je peux le faire. Qu’est-ce qu’il y a de plus grisant que de savoir qu’on peut et que la seule limite vient de celles qu’on s’impose ?

 


       Je me sens vraiment pleine de puissances, de possibilités et d’opportunités… J’ai un futur entier devant moi et, quelque soit la direction vers laquelle je regarde, il est positif si je le décide. Bien que j’accepte qu’il puisse ne pas être positif dans l’opinion de certains.


       D’où vient le bonheur ? De ce qu’on a dans nos mains ou de notre état d’esprit ? J’ai vu des gens pauvres. Certains étaient heureux, certains étaient malheureux. J’ai vu des gens riches et des stars. Certains étaient heureux, certains étaient malheureux. J’ai vu des gens puissants, j’ai vu des gens qui n’avaient aucun pouvoir, parfois même sur leur vie.


     La seule leçon que j’en ai tirée, c’est que les gens peuvent être heureux même lorsqu’ils sont dans des conditions que nous, Occidentaux, jugeons être défavorables ou carrément négatives. J’ai évolué, mes points de vue changent de direction et de « filtre » (comme dans l’idée qu’on voit la vie à travers les « filtres » que la société rajoute à notre subconscient, comme les filtres roses ou gris que l’on met sur l’objectif d’une caméra).

 


        Si mes choix ne sont pas ceux que vous auriez fait, c’est probablement parce que nous avons tous des filtres différents devant les yeux. Je ne pense pas que la couleur d’une pomme va changer le fait que l’on puisse apprécier son goût. Le goût peut en être différent, évidemment, et certains préfèreront les pommes vertes acidulées. Si je préfère les pommes rouges sucrées, ce n’est pas important, tant que je les apprécie.


        Oh bien sûr, comparer la vie avec une pomme, on pourra objecter que c’est trop simpliste et réducteur. Mais je pense que l’idée y est. Je pense qu’on se complique bien trop la vie et que, dès lors qu’on accepte les responsabilités de nos choix – et qu’on les accepte réellement, dans notre conscience et dans notre subconscient, pas seulement en paroles – alors on se sent libre et puissant.


        J’ai toujours associé l’idée de responsabilités aux mots « pesant », « négatif », « intimidant ». Mais je crois que c’est parce qu’on ne se concentre que sur leur aspect négatif. Accepter la responsabilité sur notre vie, c’est réaliser que personne ne nous a mis là où on est, que c’est nos choix qui nous ont conduit là et que c’est nos choix qui peuvent nous en sortir ou nous y laisser. Tout dépend de nos choix et de ce que nous voulons.

 


          Je crois que les gens n’acceptent pas assez l’idée que « si on veut, on peut ».


         C’est juste que des fois, il faut essayer très longtemps…

 

        Et je finirai par une citation de Thomas Edison : « Beaucoup d'échecs viennent de personnes qui n'ont pas réalisé à quel point elles étaient près du succès quand elles ont abandonné. »

 

 

 


 

 

        Maintenant que je me sens puissante et libre, ça ne va pas empêcher certains proches de s’inquiéter de mes choix, que ce soit la famille, des amis ou des inconnus lisant ce blog. On aimerait tous empêcher les autres de faire des erreurs.


        Mais je crois sincèrement que faire des erreurs, ce n’est pas négatif, c’est juste expérimenter la vie. Je crois qu’on est là pour apprendre toute notre vie et continuer à évoluer, pas à se fixer dans un cadre de vie et de travail rigide. Je crois que très peu d’erreurs sont irréparables.


          Et je suis contente de faire des erreurs, que cela vous semble étrange ou non. Ca me donne un sentiment de contentement, de comprendre « faire ci me mène à cela ». Je crois que tant que ma vie (au sens physique) ou mon bonheur à très long terme ne sont pas affectés, alors ça reste une expérience intéressante, et parfois même souhaitable, qu’elle vous mène dans la bonne direction ou non.


          Je crois que, sauf circonstances extraordinaires, je serai toujours capable de rebondir, que cela me prenne des années ou non. Tant que j’apprends et que je suis dans un processus de compréhension de moi-même et du monde qui m’entoure, cela ne me dérange pas. Le jour où l’on m’empêchera d’expérimenter sera le jour où j’arrêterai d’apprécier la vie.


        Je suis désolée, et je le dis sincèrement car je sais que cela blesse ma famille, d’être une nomade dans l’âme. On ne pourra plus me changer sur cet aspect-là de ma personnalité, j’ai trop grandi.

 

 


 

         Où me mènent mes expérimentations actuelles, alors ? Hé bien, laissez-moi commencer par un bilan car, oui, c’est l’heure du bilan de ces années en Thaïlande.

 


         Si je devais ne garder qu’une seule conclusion, ce serait celle-ci : les relations avec mes élèves ont été ma plus grande source de bonheur de cette année. Ce sentiment de plénitude et d’enthousiasme n’a été dépassé que (et cela que très temporairement) par ma relation avec Yodh. J’ai toujours eu un sentiment très profond, très vrai, pour mes élèves. Une sorte d’amour et d’affection fraternel ou amical, mais à un niveau tellement intense que je ne pouvais pas m’en déconnecter.

         Mes élèves ne sont pas des élèves. Ce sont mes enfants, mes petits frères et sœurs, mes amis. Je me suis toujours sentie responsable d’eux et ce sentiment de responsabilité m’a toujours poussée en avant. Je n’ai jamais été malheureuse à l’université. Corriger des copies jusqu’à minuit dans des cafés des semaines entières n’était évidemment pas agréable, mais je l’ai toujours fait avec bonne volonté. Je le faisais pour eux. Ma vie était complète grâce à eux et je me sentais unifiée avec moi-même. Et il suffit de relire tous les posts que j’ai écrits sur eux pour voir à quel point ils influençaient ma vie.


        Il suffit aussi de voir les commentaires que les élèves ont donnés au département de Français ou de voir le nombre d’élèves que j’ai sur Facebook (une centaine) pour imaginer que, peut-être, mes élèves ont autant apprécié mes cours que moi. Certains, au moins. Même les élèves à qui j’ai donné un F et qui ont échoué plaisantent avec moi sur Facebook.


        Je crois que c’est parce que, dans ma philosophie, un professeur n’est pas là pour enseigner. Un professeur est là pour inspirer et donner l’envie d’apprendre. Personne ne m’a enseigné le thaï. Personne ne m’a enseigné la photographie. Je suis une autodidacte. Et je crois sincèrement que, si un professeur réussit à inspirer ses élèves et à leur donner l’envie d’apprendre, alors il leur a donné tout ce dont ils avaient besoin.

       Les règles de grammaire anglaise, ils pourront toujours ouvrir un livre pendant les vacances s’ils le souhaitent. L’envie d’apprendre, elle ne leur tombera pas dessus par hasard. C’est trop souvent un facteur extérieur qui la déclenchera. Et c’est cela que j’ai essayé de faire, en ayant une relation enthousiaste et amicale avec mes élèves, tout en simplifiant les méthodes d’apprentissage : pour leur enseigner qu’apprendre pouvait être fun et simple à la fois, si seulement ils le décidaient.


Bilan numéro 1 :

enseigner à des étudiants asiatiques de 18 – 23 ans me rend heureuse et je suis prête à continuer.

 

 


          Ensuite, une autre conclusion à aborder est celle de ma sphère de confort. Je me suis habituée à Chiang Mai. J’y ai ma vie, mes habitudes, mes cafés, mes restaurants du soir, mes escapades forestières, mes amis, mes bars, mes parcs, mes cinémas, mes bonheurs et malheurs quotidiens. Je m’y sens bien et c’est une vie simple et agréable. Aucun problème !


        Ce qui est peut-être un problème en soi (dépendamment de quel « filtre » vous utilisez). La vie coule tellement de soi ici qu’il n’y a pas besoin de se battre. Tout vous tombe dessus dès lors que vous le souhaitez. Pas besoin de se battre, pas besoin de réfléchir de trop. Et c’est là le problème. Chiang Mai m’a totalement endormie. A force de tout se faire servir sur un plateau, les jobs, les sorties, les opportunités, on n’a pas besoin de réfléchir… et on oublie d’évoluer.


         Aussi heureuse que je sois, c’est un bonheur immobile. J’ai tué le mouvement et je suis en pleine inertie, que ce soit une inertie heureuse ou non. Attention, c’est différent de l’apathie. Je suis loin d’être blasée ! Mais c’est une inertie tout autant.


         Une fois que le mouvement est arrêté, il devient difficile de le relancer. Je crois qu’il faut toujours garder du mouvement dans sa vie, ne serait-ce qu’un peu, pour que ce soit plus facile de relancer la machine. Je suis encore très jeune et j’ai encore plein d’amplitude. Je sens que je gaspille mon temps si je ne l’utilise pas pour entretenir le mouvement. Plus on reste dans l’inertie, plus on s’y habitue, plus elle devient normale.


Bilan numéro 2 :

Bien que la quitter me fait peur, je crois que je dois laisser ma sphère de confort de côté pour repousser mes limites et donner encore plus d’amplitude à ma vie.

 

 


         Il y a aussi un bilan à faire au niveau social. Mes débuts en Thaïlande ont été rapides et j’ai des amis qui sont restés dans ma vie depuis deux ans, Hiro et Yip par exemple. Il y a eu beaucoup de gens de passage, qui viennent, séjournent et repartent. Il y a aussi eu beaucoup d’amis temporaires, étrangement. En deux ans, je n’ai pas réussi à avoir une seule véritable amitié profonde. Une de celles qui te font chaud au cœur quand tu y penses. Une de celles où tu te sens connectée.


         Je me rappelle m’être donné l’impression d’être une handicapée sociale par moment, quand je n’avais pas le goût de sortir le soir et que j’allais rester encore une fois seule à la maison, quand je ne savais pas qui appeler pour aller manger avec moi, quand j’avais envie de voir du monde mais que personne ne s’imposait comme une évidence dans mon esprit.


         Oui, j’ai beaucoup de connaissances. Je connais beaucoup de gens avec qui j’apprécie de passer une soirée ou de boire un café à l’occasion. Je connais beaucoup de gens sur qui je vais sauter si je les croise dans la rue. Je connais beaucoup de gens qui veulent me voir ou que je veux voir…


        Mais, très bizarrement, je sens une barrière de verre entre moi et les gens. Aussi heureux qu’on soit de passer du temps ensemble, il reste toujours une distance émotionnelle, comme si on n’arrivait pas à s’attacher. J’ai toujours pensé que ça venait de moi, que je n’avais pas envie de m’engager émotionnellement dans une amitié.


         Mais, rétrospectivement, je pense que c’était une réaction inconsciente à la barrière que les gens projettent autour d’eux ici.  Parce que, curieusement, ce n’est pas arrivé seulement avec les Thaïs (ce qui aurait pu s’expliquer par la différence culturelle) mais aussi avec la majorité des expatriés que je connais. C’est comme si, ici, les gens avaient besoin d’être entourés mais superficiellement.


         Je crois que la Thaïlande est un endroit parfait pour qui a besoin d’espace personnel. Parce que c’est très facile de sortir et de rencontrer du monde tous les soirs, mais ça va rester léger et sans trop de profondeur, vous donnant la latitude et la liberté dont vous pouvez avoir besoin. Je crois que, ce que j’essaye de dire, c’est qu’il n’y a pas d’attachement. C’est très bouddhiste, comme attitude. On apprécie le moment mais il n’y a pas d’attaches puissantes.


        Je pense que, quand je suis arrivée, ça m’a fait beaucoup de bien. J’avais besoin de liberté, de vie sociale mais d’être seule aussi. Ca m’a tellement bien correspondu que je ne me suis pas rendue compte des aspects particuliers de la vie sociale ici. Et il y a aussi probablement que j’ai voulu me prouver que j’étais indépendante et que je n’avais besoin de personne (ce qui, évidemment, n’est vrai pour personne) et j’ai aussi dû mettre des barrières.


         Bien sûr, je pense que les Thaïs ont de réelles amitiés, que des expatriés ont de réelles amitiés entre eux et/ou avec des Thaïs. Mais je sens de plus en plus une « impermanence », un « vide » là où il devrait y avoir de la profondeur. Et je pense que je le sens parce que, maintenant, j’ai besoin de ce qu’il devrait y avoir à la place de ce vide.


          Je ne dis pas que toutes les relations sont « fausses » ou « superficielles » en Thaïlande. Mais Joannie et moi l’avons toutes les deux senties ces derniers mois. Autant nous sommes heureuses de revoir les gens à chaque fois, autant on ne s’y sent pas attachées.


         Une des raisons vient probablement des sujets de discussion. Les Thaïs n’aiment pas parler de sujets compliqués ou qui sont sujets à polémique. Ils ont peur du conflit et préfèrent autant éviter toute situation où leur opinion pourrait s’opposer à celles des autres. Du coup, pas de discussions politiques, philosophiques, religieuses, ou contraires à l’opinion généralisée. Souvent, ils trouvent ce genre de discussion emmerdant. J’ai eu une discussion de politique de 2h avec Yodh, la semaine dernière, que j’ai trouvé passionnante. Ce n’est que cette semaine que j’ai appris qu’il s’était fait chier comme un rat mort et qu’il était heureux qu’on arrête d’en parler…


       Je crois que c’est ce manque de profondeur dans les sujets de conversation qui rejaillit sur l’atmosphère généralisée de mes relations…

 

        Mais ce qui bloque, c’est que mes relations avec les Malaisiens sont beaucoup plus sincères, passionnées et entières. Je n’ai pas une seule hésitation à dire qu’ils sont mes amis, après 2 ou 3 rencontres parsemées sur 2 ans. Je les aime, je me sens connectée à eux, je peux déconner avec eux, discuter de sujets sérieux avec eux. Si je peux être aussi naturelle et décontractée avec les Malaisiens, c’est que le problème ne vient pas que de moi, en Thaïlande.


Bilan numéro 3 :

Mes relations d’amitié ne sont pas « optimales » en Thaïlande, je n’en retire pas ce dont j’ai besoin, et j’aspire à plus de connections humaines profondes.

 

 


           Voilà pour le bilan. Je pense que ça couvre les trois leçons principales que j’ai retirées de cette année. J’aime bien, parce que j’arrive à me poser et à analyser ce qui se passe autour de moi. Si je peux analyser, je peux comprendre. Et si je peux comprendre, je peux agir.

 

 


 

        Est-ce que vous sentez la suite venir ?


     Ce ne sera pas une surprise pour certains, le secret est déjà dévoilé pour d’autres… et quelques uns l’auront compris en lisant le roman ci-dessus.

 


En une phrase : J’ai pris un congé auprès de l’université pour déménager à Kuala Lumpur en Juin.

 


          Pourquoi : Pour casser l’inertie (ce que, me connaissant, je n’arriverai pas à faire en restant au même endroit), pour retrouver une vie sociale et des amitiés dignes ce nom, pour retrouver ma spontanéité, et pour obtenir une expérience professionnelle différente là-bas.

 


           Comment je vais gagner ma vie là-bas :

 

- J’ai commencé à faire de la traduction depuis Janvier. D’abord à petite dose, à cause des corrections de l’université, mais je commence à augmenter le rythme. Les taux horaires (ou au mot) sont au niveau européen et suffiront à assurer mon existence. Je viens de gagner en une semaine ce que je gagne d’habitude en un mois.

 

- Je vais probablement essayer de trouver des cours de Français, soit à l’Alliance, soit en cours privés, pour garder l’habitude et garder ce sentiment que j’ai découvert à l’université.

 


         Vous avez dit expérience professionnelle différente ? Oui. J’avoue que ma motivation est venue de l'envie de me rapprocher de mes amis, car je tourne folle à ne pas pouvoir déconner comme je veux en Thaïlande. Mais le but, tout aussi important, est de faire du volontariat dans des ONG s’occupant de Droits de l’Homme. Je suis rentrée en contact avec Suaram, Suhakam, Aliran et ai aussi écrit à Amnesty et Human Right Watch. Je veux m’occuper de réfugiés politiques birmans, enquêter sur les violations des Droits de l’Homme, l’ISA… et surtout apprendre.


          J’ai deux domaines qui m’intéressent pour le futur. Le premier, c’est l’éducation. Le deuxième, c’est les Droits de l’Homme. Si je me lance dans le premier, je ferai un PGCE en Angleterre pour compléter mes études. Si je me lance dans le deuxième, ce sera une Maîtrise en Droits de l’Homme, en Asie du Sud-est. J’ai déjà de l’expérience dans l’enseignement et je sais que ça me plaît.

            Mais, pour pouvoir faire un choix en toutes connaissances de cause, je me dois aussi de « rencontrer » les Droits de l’Homme. Je n’en connais que la théorie. Idéologiquement, « rêve »-ment parlant, ce domaine est celui qui me semble le plus noble des deux et me donnerait vraiment l’impression de « faire une différence ». Mais je n’en connais pas du tout l’aspect pratique, la réalité de la vie professionnelle lorsqu’on travaille dans ce secteur. C’est ce que je veux aller découvrir à Kuala Lumpur. Après ça, je devrais (espérons-le) être capable de faire un choix entre les deux.

 


           Si ça se passe mal : Chiang Mai University peut me reprendre en Octobre, car je suis en bons termes avec le département d’Anglais.

 


        Et après ? Il m’est difficile de prévoir exactement comment va se passer mon séjour à KL et quelles opportunités pourraient se présenter. Je pense y rester de 6 mois à 2 ans maximum, selon ce qu’il se passe. Par après, il me semble envisageable d’aller enseigner l’Anglais en Corée pendant un an, afin de mettre de l’argent de côté (des amis arrivent à économiser 1000$ par mois) et financer mes 2 années d’études supplémentaires.

 


          Retour en France dans le futur ? Comme je l’ai dit, je suis désolée. Mais dans un futur à court terme ou moyen terme, je ne me vois pas rentrer en France sur une longue période. Je pense éventuellement que je finirai par rentrer, pour quelques années ou plus longtemps, quand je serai dans la trentaine. Mais le « retour aux racines » ne fait pas encore partie de mes plans à court terme. Vraiment, pardon !

 

 


 

        Maintenant, je sais que beaucoup de personnes dans ma famille ne sont pas d’accord avec certains de mes choix de vie. Je le comprends, et le respecte dans un sens. Mais j’ai souvent remarqué que les « conseils » que l’on me donnait sonnaient (dans le fond OU dans la forme) comme des attaques et des jugements.


         C’est principalement parce que je me sens attaquée, dans mes choix et dans ma philosophie, que j’ai écrit un post aussi long. J’espère que sa lecture vous aura fait comprendre un peu mieux mon cheminement personnel. Je ne m’attends pas à ce que vous l’acceptiez. Juste que vous me compreniez mieux et que vous sachiez mieux ce qui se prépare.


         Je suis évidemment ouverte aux commentaires. Mais je suis relativement têtue, et forte dans mes certitudes. Plus on voudra me pousser dans une direction, plus je voudrai aller dans une autre. J’imagine que la méthode qui marche le mieux avec moi est de me poser des questions pour me faire réfléchir, plutôt que de me donner une solution toute faite qui correspond à votre « filtre » et pas forcément au mien. J’ai une tendance à fuir une conversation lorsque je me sens attaquée et où je vois que l’autre voudra avoir raison à tout prix. (Ex : je risque de rester discuter plus longtemps si vous demandez « Pourquoi tu ne reprendrais pas tes études de biologie ? » que si vous assénez « tu devrais reprendre tes études de biologie. »)

 


 



La fin de ce post ? Une citation de Marianne Williamson que j’avais déjà postée il y a quelques temps :)

 

Notre peur la plus profonde n’est pas d’être inapte.

Notre peur la plus profonde est d’avoir un pouvoir extrêmement puissant.

C’est notre propre lumière et non notre noirceur qui nous effraie le plus.

Nous nous demandons, qui suis-je pour être brillant, splendide, talentueux, fabuleux ?

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?

Nous déprécier ne servira jamais le monde et ce n’est pas une attitude éclairé de se faire plus petit qu’on est en espérant rassurer les gens qui nous entourent.

Nous sommes tous conçus pour briller comme les enfants.

Cette gloire n’est pas dans quelque uns, elle est en chacun de nous.

Et si nous laissons notre lumière briller,

nous donnons inconsciemment aux autres la permission que leurs lumières brillent.

Si nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence suffit alors à libérer les autres.

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Dominique 29/04/2010 12:29



Bravo ma fille ! Tu as tout mon soutien !